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Bruce Lee

 

Bruce Lee (nom chinois : 李振藩 Lee Jun Fan ; nom d’emprunt : 李小龍 Li Xiao Long, Li le

petit dragon) (nom vietnamien : Ly Tieu Long), est né dans le quartier de Chinatown à San Francisco, États-Unis, le 27 novembre 1940, et est mort d’un œdème cérébral à Hong Kong (Chine) le 20 juillet 1973. Il est réalisateur, acteur, producteur, scénariste américain d’origine chinoise. Il est considéré comme le plus grand acteur d’arts martiaux du XXe siècle.

    

 

Biographie [modifier]

Né le 27 novembre 1940[1]. Bruce Lee fut élevé à Hong Kong. Son père, Lee Hoi Chuen était comédien, vedette de l’opéra de Canton, ce qui permit à Lee d’apparaître dans plusieurs films chinois durant son enfance.

Bruce Lee commença à étudier le Wing Chun (詠春 pinyin : yong3 chun1 ; Jyutping : wing4 ceon1) (un style de Kung Fu) dans l’école du célèbre maître Yip Man à l’âge de 13 ans, après s’être fait « corriger » au cours d’un combat de rue.

En 1959, Lee retourna aux États-Unis pour y valider sa nationalité américaine et parce que sa mère voulait l’éloigner des gangs de rues chinois. Il entra à l’Edison Technical School, à Seattle, puis poursuivit des études de philosophie à l’université de Washington. C’est là qu’il        rencontra sa future femme, Linda Emery, une jeune étudiante, en lui donnant des cours de kung-fu. Ils se marièrent à Oakland le 17 août 1964. Bruce et Linda auront deux enfants, Brandon et Shannon.

C’est à cette époque, que Bruce Lee commença à enseigner sérieusement le Kung fu en ouvrant une école. Bruce Lee enseignait à tous ceux qui voulaient apprendre un style qu’il avait mis au point : le Jun Fan. Ce qui fut mal perçu par les autres écoles d’arts martiaux qui jugeaient que le Kung Fu ne devait être enseigné qu’à des Chinois. C’est à cause de cela que Bruce Lee dut relever un défi. S’il perdait, il devait fermer son école…

Bruce Lee remporta le duel mais se rendit compte des limites de son art martial et commença à remettre en cause l’efficacité des arts martiaux traditionnels. Ce qui aboutira à la création du Jeet Kune Do (« la voie du poing qui intercepte ») utilisant des coups extérieurs au Kung Fu. Le Jeet Kune Do visait à être plus pratique, plus fluide et plus rapide que le Kung Fu. Il fut également pensé afin d’être un système d’entraînement musculaire efficace.

Bruce Lee se rendit célèbre en incarnant le rôle de Kato dans la série télévisée le Frelon vert (The Green Hornet), aussi appelé, dans son pays natal, « the Kato Show ». Il décrocha le rôle à la suite d’une démonstration de kung-fu qu’il fit durant le tournoi international de karaté de Long Beach en 1964. Mais sa carrière cinématographique ne commença vraiment qu’une fois de retour à Hong Kong.

Les tombes de Bruce et Brandon Lee à Seattle.

Bruce Lee mourut le 20 juillet 1973 à Hong Kong et fut enterré au cimetière de Lake View à Seattle. Bien que des rumeurs circulent sur les raisons de son décès, la cause officielle est une réaction allergique à un analgésique, un cas rare d’hypersensibilité à l’équagésic[2],[3].

Bien qu’il n’ait joué que dans quelques films et séries télévisuelles, Bruce Lee incarne l’homme faible atteignant le paroxysme de la perfection physique et l’invincibilité au combat à mains nues. Sa gloire amorça à l’Ouest un grand intérêt pour les arts martiaux chinois.

Le 16 octobre 2005, le producteur Raymond Chow a affirmé à l’Associated Press que l’ancienne star des films de kung fu Bruce Lee, mort à l’âge de 32 ans, est décédé après avoir pris un mauvais médicament. Il a succombé à un œdème en 1973 alors qu’il était chez l’actrice hong-kongaise Betty Ting Pei. Le médecin légiste avait alors conclu à un décès accidentel, ce qui avait alimenté les rumeurs de prise de drogues. Raymond Chow, cofondateur des studios Golden Harvest, a expliqué que l’acteur avait pris un médicament contre le mal de tête auquel il était très sensible alors qu’il n’était pas chez lui. « La conclusion est qu’il s’agissait d’un accident ». Il a par ailleurs déclaré qu’il avait été personnellement dévasté par la mort de Bruce Lee, un drame qui l’avait poussé à suspendre la préparation du Jeu de la mort, dernier film de l’acteur.

La lignée martiale [modifier]

Héritage du Wing Chun / Jeet Kune Do

Sifu de Wing Chun Yip Man (葉問)
Autres instructeurs Sihing Wong Shun Leung (黃惇樑) Sihing William Cheung (張卓興)
Sparring partner principaux Toe Dai, Hawkins Cheung (Note : Il était ami avec Bruce Lee à cette époque.)

Bruce Lee (李小龍)
Créateur du Jeet Kune Do

Élèves principaux en Jun Fan
Gung Fu/Jeet Kune Do
Jesse Glover
Steve Golden
Dan Inosanto
Taky Kimura
Jerry Poteet
Ted Wong
James Yimm Lee
Et de nombreux autres …
Élèves célèbres en
Jun Fan/Jeet Kune Do
Kareem Abdul-Jabbar
James Coburn
Joe Lewis
Roman Polanski
Lee Marvin
Steve McQueen
Chuck Norris
Lalo Shifrin
Et de nombreux autres …

Filmographie [modifier]

  • 1941 : Golden Gate Girl. Il joue un enfant.
  • 1946 : The Birth of Mankind
  • 1948 : Fu gui fu yun, ou Wealth is Like a Dream
  • 1949 : Meng li xi shi, ou Sai See in the Dream. Il joue « Yam Lee ».
  • 1950 : Xi lu xiang, ou The Kid, ou My Son, Ah Chung. Il joue « Lee Siu Lung ».
  • 1951 : Ren zhi cue aka Infancy. Il joue « Ngau ».
  • 1953 : Qian wan ren jia
  • 1953 : Fu zhi guo, ou Blame it on Father ou Father’s Fault
  • 1953 : Ku hai ming deng, ou The Guiding Light
  • 1953 : Ci mu lei, ou A Mother’s Tears
  • 1953 : Wei lou chun xiao, ou In the Face of Demolition
  • 1955 : Gu xing xue lei
  • 1955 : Gu er xing
  • 1955 : Ai aka Love
  • 1955 : Ai xia ji, ou Love Part 2
  • 1955 : Er nu zhai, ou We Owe It to Our Children
  • 1956 : Zhia dian na fu
  • 1957 : Lei yu, ou The Thunderstorm
  • 1960 : Ren hai gu hong, ou The Orphan. Il joue « Ah San ».
  • 1966 : Le Frelon vert (série télévisée)
  • 1969 : Winslow Wong dans La Valse des truands (Marlowe) de Paul Bogart
  • 1971 : Cheng Chao-an dans The Big Boss (Tang shan da xiong) de Lo Wei. Le film qui fit de lui une star dans toute l’Asie puis l’Occident.
  • 1972 : Chen Zhen dans La fureur de vaincre (Fist of Fury , Jing wu men) de Lo Wei. Film historique, dont une adaptation a plus tard été jouée par Jet Li (Fist of Legend).
  • 1972 : Tang Lung/Dragon dans La fureur du dragon (The Way of the Dragon , Meng long guo jiang) de Bruce Lee, avec Chuck Norris dans un de ses premiers rôles pour un combat au Colisée de Rome, où le héros défend un restaurant chinois.
  • 1973 : Lee dans Opération dragon (Enter the Dragon) de Robert Clouse. Film « américain » de Bruce Lee, produit par la Warner.
  • 1978 : Billy Lo dans Le jeu de la mort (Game of Death) de Robert Clouse. Ce film ne contient que quelques scènes effectivement tournées par Bruce Lee, un sosie, de dos, se chargeant de joindre des morceaux épars dont on ne retiendra au fond que le combat avec Kareem Abdul-Jabbar.

Film sur Bruce Lee [modifier]

Documentaires sur Bruce Lee [modifier]

(en)

  • Bruce Lee: A Warrior’s Journey – Documentaire de John Little basé sur le livre du même nom.
  • Bruce Lee: The Curse of the Dragon – Avec des interviews des anciens élèves de Bruce Lee et de son entourage.
  • Bruce Lee: The Immortal Dragon – Documentaire de Biography Channel.
  • Bruce Lee: The Man, the Myth – Film biographique.
  • Jeet Kune Do – Documentaire de Wah Chan. Plus orienté sur le JKD.
  • Bruce Lee: The Legend de Leonard Ho Koon Cheung

La sculpture de Bruce Lee sur l’Avenue des Stars à Hong Kong.

Gros plan

Livres écrits à partir des recherches de Bruce Lee [modifier]

  • Pensées Percutantes ou la Sagesse du Combattant Philosophe, par Bruce Lee, Traduction (Serge Mairet), (Budo Editions).
  • Hommage au Dragon Éternel (Textes de Bruce Lee), Traduction (Serge Mairet), (Budo Editions).
  • Bruce Lee’s Fighting Method 1-4, écrit par Bruce Lee.
  • The Tao of Jeet Kune Do, écrit par Bruce Lee. (édition Budo L’éveil)

Le seul et unique livre écrit de son vivant [modifier]

  • Chinese Gung-Fu: The Philosophical Art of Self Defense, écrit par Bruce Lee.

Livres sur Bruce Lee et le Jeet kune do [modifier]

(en)

  • Absorb What Is Useful – Écrit par Dan Inosanto, sur la pratique du JKD.
  • Bruce Lee Between Wing Chun and JKD – Écrit par Jesse Glover.
  • Bruce Lee: Dynamic Becoming – Un livre sur la philosophie de Bruce Lee.
  • Bruce Lee: Fighting Spirit – Une biographie de Bruce Thomas.
  • Striking Thoughts – Pensées et citations de Bruce Lee écrit par John Little.
  • The Tao of Bruce Lee – Écrit par Davis Miller, sur la vie de Bruce Lee.
  • Bruce Lee: The Art of Expressing the Human Body – Livre orienté sur la préparation physique et l’entrainement de Bruce Lee.

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Il faisait une chaleur d’enfer ce 10 mai 1973, quand Bruce Lee, visiblement exténué,

quitta ses compagnons de travail pendant le doublage d’Opération Dragon pour aller se rafraichir dans une des minuscules salles de bain de l’immeuble de la Golden Harvest. Vingt bonnes minutes passèrent et, comme Bruce ne revenait toujours pas, on envoya un coursier à sa recherche: le doublage ne pouvait pas attendre…  Le coursier trouva Lee gisant à demi-inconscient sur le sol. Il fallut que l’homme le secoue pendant plusieurs minutes pour qu’il revienne enfin à lui et regagne, encore chancelant, le studio d’enregistrement. Mais ce courage ne lui servit à rien: quelques minutes à peine plus tard, il s’écroulait à nouveau, complètement inconscient cette fois-ci, au grand affolement de toutes les personnes présentes.
Que faire? Prévenir Raymond Chow, bien sûr, qui saurait prendre la situation en mains. Un machiniste partit donc en courant à travers les parkings…
Chow prévenu, n’hésita pas une seconde: »Je travaillais à mon bureau, dira t’il plus tard à un jury de Hong Kong, quand un employé vint me dire qu’il fallait appeler un médecin
parce que Bruce venait de s’évanouir. Je me précipitai en salle de doublage. Lee, qui tremblait de tous ses membres, avait beaucoup de mal à respirer. J’appelai aussitôt le docteur Langford, de l’hôpital Baptiste, qui me dit qu’une hospitalisation immédiate était nécessaire. »

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Langford, médecin américain, confirmera ce témoignage: « Quand l’acteur m’a été amené par les gens du studio, il était vraiment trés proche de la mort. Au début, sa respiration faisait des bruits inquiétants, mais cela a cessé trés vite. Il a eu ensuite des convulsions. Son corps tout entier tremblait et, comme il était trés fort, nous avions beaucoup de mal
à lui maintenir les membres supèrieurs. Il nous fallut plus d’une heure et demie pour le ramener à la conscience…Il commença par bouger un peu, puis il ouvrit les yeux et nous fit un signe. Il ne pouvait pas parler, mais il reconnaissait sa femme et essayait de lui faire comprendre. Les premières phrases qu’il prononça furent embrouillées et presque incompréhensibles. Plus tard, au moment où on le transféra vers un autre hôpital il était redevenu capable de raconter son aventure et d’en rire… »
Mais il était passé trés prés de la mort, et il ne pouvait pas l’oublier. Un des trois médecins appelés à son chevet pour assister le docteur Langford, lui proposa de se soumettre à un électroencéphalogramme, mais Lee refusa. Interrogé par ce même docteur, il confia avoir utilisé, dans l’aprés midi, une feuille de cannabis, mais sans vouloir s’expliquer davantage. Dès qu’il le put, il prit l’avion pour les Etats Unis où il se fit examiner par une équipe de neurochirurgiens conduits par le docteur Reisbord. Congestion du cerveau, accident convulsif, forme avançée de l’épilepsie? Les diagnostics ne se recoupèrent pas plus que les causes supposées de la crise: pour Langford, il était impossible qu’elle soit due uniquement à trop de travail; pour Reisbord, cela demeurait une hypothèse enviseageable. Les médicaments prescrits, en conséquence, furent le doloxène pour les uns, la dilantine pour les autres. Quand Bruce rentra à Hong Kong, il confia à son frère Peter que les mèdecins lui avait trouvé un corps de vingt ans. « je compte bien vivre jusqu’à cent ans », ajouta t’il. Il ne pouvait pas savoir que tous les éléments de sa mort étaient déjà en place.

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LE JEET KUNE DO

Le Concept du jeet kune do :

BRUCE LEE

 

Lorsque Bruce Lee arriva de Hong Kong aux Etats Unis en 1959, il pratiquait alors le Wing Chun gung fu qu’il avait appris de son instructeur, le maitre Yip Man. Peu de temps aprés son arrivée, Bruce se mit à dispenser des cours aux américains et s’aperçut rapidement des limites de ce style, qui selon lui, mettait trop l’accent sur le combat rapproché en utilisant les saisies et le travail des poings aux dépens des techniques de pieds qui permettent le combat à distance. Le style Wing Chun est parfait pour la lutte dans les espaces restreints surpeuplés comme Hong-Kong. En revanche les grands espaces qu’offrent

les Etats-Unis permettent d’autres formes de combats plus aérés. Et surtout la corpulence des américains est trés différente de celle des chinois de Hong-Kong.
Afin de rendre son Wing Chun de plus en plus efficace, Bruce développa son propre système de boxe chinoise et greffa à sa nouvelle méthode des éléments plus raffinés et plus efficaces qu’il trouva dans d’autres systèmes de Kung-Fu. Sa méthode se fit rapidement connaitre sous le nom de « Jun Fan Gung Fu », du nom de son école, et qui était son nom de naissance, « Jun Fan » signifiant littéralement « né à San Francisco ». Devant l’efficacité grandissante de son art, Bruce se détacha de plus en plus du système Wing Chun.

Avec l’aide de Taki Kimura et de James Lee, Bruce donna de nombreuses démonstrations sur la côte ouest des Etats-Unis. C’est James Lee qui présenta Bruce Lee à Ed Parker, considéré comme le père du Kempo Karaté aux Etats-Unis, et organisateur du tournoi de Long Beach. La rencontre de Bruce Lee avec Dan Inosanto va donc changer beaucoup de choses, ils vont d’ailleurs ouvrir en 1967 une école en plein coeur du du quartier chinois de Los Angeles. C’est durant cette pèriode que Bruce va développer encore plus sa méthode de combat, ce sera un processus sans fin. C’est au Jun Fan

Fu Institute que Bruce et Dan vont développer le Jeet Kune Do qui est un concept ce qui le différencie du Jun Fan Gung Fu qui est un style.

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« Pour comprendre le Jeet Kune Do, il faut jeter à bas toute notion de geste réussi, de forme, de style. Il faut jeter à bas, en fait, le concept même de ce qui pourrait être l’idéal du Jeet Kune Do. Sauras-tu envisager une situation sans lui donner un nom? Lui donner un nom, la formuler, engendre la peur. (…) Il est vraiment difficile de percevoir simplement, nos esprits sont trés complexes, et s’il est relativement simple d’apprendre à quelqu’un à devenir habile, il est difficile de lui apprendre un état d’esprit. Le Jeet Kune Do prône une absence de forme propre qui lui permet d’admettre toutes les formes, et en refusant la stylisation, il s’harmonise avec tous les styles. Ainsi, le Jeet Kune Do arpente tous les chemins, rien ne l’entrave et, bien plus, toute technique, toute conception peut servir à ses fins.
Approche le Jeet Kune Do comme
un art de volonté. Oublie la victoire et la défaite, l’amour propre et la peur. Laisse l’adversaire t’érafler la peau et frappe dans la chair; laisse frapper dans la chair et brise lui les os; laisse le briser les os et prends lui sa vie !
Ne cherche pas à t’en tirer sans dommage-joue ta vie avant qu’il ne joue la sienne !

Certains styles favorisent la ligne droite, d’autres utilisent la courbe et les cercles. Les styles qui se cramponnent à un aspect particulier du combat dans son ensemble sont dans une ornière. Le Jeet Kune Do est une technique qui vise à l’aquisition de la liberté; c’est un travail de mise en lumière. Une méthode qui s’est fixée des choix, quel que soit le niveau de son exigence, entrave ses partaiquants dans une structure figée. Le combat, lui, n’est jamais figé et change d’aspect à chaque seconde, de moment en moment. Travailler à l’intèrieur d’une de ses structures revient simplement à développer opiniâtrement sa résistance au monde. Une telle pratique mène à une impasse; comprendre devient impossible et les pratiquants ne seront jamais libres.
Le Jeet Kune Do préconise « l’absence de forme sans forme », il peut assumer ainsi toutes les formes, il s’accorde ainsi avec tous les styles. Le Jeet Kune Do emprunte tous les chemins, ne se laisse entraver par rien et jongle avec les techniques et les conceptions qui peuvent servir à ses fins. Dans cet art, la compétence ne se compte pas en points. L’expression humaine ne s’enrichit pas dans la pratique d’une forme, mais la forme fait partie de cette expression. La plus riche (expression) ne peut pas se développer à travers la plus pauvre (expression) mais la plus pauvre peut trouver sa place à l’intèrieur de la plus riche. Le « refus de la forme » ne signifie pas être « informe ». Cette « absence de forme » est simplement la plus haute expression
que peut atteindre un individu. »
Dan Inosanto qui fut l’un des plus proches disciple de Bruce, résume ainsi sa technique: « Jeet signifie être à l’affut, intercepter, Kune veut dire poing, et Do la manière, la voie. En clair, la véritable fonction des arts martiaux n’est pas la forme, mais d’atteindre son adversaire et frapper. Ce qui distingue le Jeet Kune Do des formes classiques, c’est qu’il est essentiellement offensif. Les trois composantes de cet art sont: l’efficacité, la spontanéité et la simplicité ».
Dans une interview à Black Belt, en 1967, Bruce explicitait ce dernier point: « permettez que j’emprunte au Chan (le zen chinois) pour l’illustrer. Avant que je m’initie au Kung Fu, un coup de poing était pour moi un coup de poing et un coup de pied, un simple coup de pied. Quand je m’y suis initié, j’ai découvert qu’un coup de poing n’était plus un coup de poing et qu’un coup de pied était autre chose qu’un coup de pied. Maintenant que je maitrise mon art, un coup de poing est redevenu un coup de poing à mes yeux, et un coup ne pied n’est plus qu’un coup de pied! Le plus haut raffinement n’a donc rien de spécial. C’est une affaire de simplicité: tirer le plus grand résultat du plus petit effort. La médiocrité donne naissance aux fioritures. Le Jeet Kune Do est une technique raffinée qui réduit tous les mouvements à l’essentiel ». Dans une lettre datée du 28 décembre 1965, Bruce écrit à Dan: »il y a trois stades dans l’art du Kung Fu. Le premier est le stade primitif, le stade de la complète ignorance. Celui qui n’a pas encore franchi cette étape se bat forcément de façon instinctive. Il bloque et frappe sans savoir si ce qu’il fait est bon ou mauvais. Le second stade, celui de la sophistication ou de la mécanisation, commence avec le début de l’entrainement. On apprend les différents moyens de bloquer, de frapper, de respirer de penser. Il s’agit là d’une approche scientifique du combat.
Malheureusement l’individualité et la liberté se perdent. L’esprit est accaparé par le calcul et l’analyse des divers mouvements. Pire encore, cette limite intellectuelle éloigne le pratiquant du sens des réalités. Le troisième stade, celui de la spontanéité, apparait quand aprés des années d’entrainement intensif, le pratiquant réalise qu’aprés tout l’art martial n’est pas une religion. Au lieu d’imposer son style à un adversaire, il ajuste sa technique à la sienne. Il faut imiter l’eau qui épouse les formes du récipient qui la contient. Alors seulement le pratiquant n’est plus inhibé. »

Les points clés du Jeet Kune Do

1. En attaque comme en défense, une structure basée sur l’économie de mouvement la plus rigoureuse (Attaque: la vivacité de l’initiative/Défense: techniques de mains en adhérence).
2. La souplesse et le « naturel-maitrisé » pour l’arsenal total du corps.
3. La rupture dans le rythme, le demi-temps, les rythmiques « un temps-un demitemps » ou trois temps-un demi temps »(le rythme du Jeet Kune Do en attaque et en contre).
4. Musculation, entrainement complémentaire scientifique et tous les à côtés de la forme physique.
5. Le « mouvement direct du Jeet Kune Do » en attaque et en contre-pouvoir lancer ses coups directement sans notion de replacement.
6. Un corps insaisissable, un déplacement léger.
7. Une façon de faire sans à coup, un schémas tactique offensif simple et imprévisible.
8. Une grande maitrise du corps à corps: Enchainements de coups rapides et préçis; projections; saisies; immobilisations.
9. Des assauts sans retenue et un entraînement à la pleine puissance de frappe sur cibles mouvantes.
10. Des instruments de fer, « aiguisée » en permanence.
11. Une expression individualisée plutôt qu’une adhésion au « produit de masse »; la vie plutôt que l’académisme (une relation vraie).
12. La totalité plutôt qu’une structure fragmentaire.
13. Derrière les mouvements du corps, toujours présent, un entrainement à « la permanence d’une expression de soi ».
14. Une puissance toute en souplesse, un pouvoir d’explosion totale contrôlé. Une forme de corps élastique sans relachement physique. Une vigilance mentale jamais prise en défaut.
15. Le mouvement comme un flou continu (la ligne droite qui s’harmonise avec la courbe-haut et bas, demi cercle à gauche, à droite, pas sur les côtés, oscillation latérale et verticale de la tête, gestes des mains).
16. Une position bien équilibrée dans l’effort et le mouvement, en permanence. Une continuité entre un engagement quasi total et un relachement quasi complet.

 

 

 

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A la face:

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Ce coup est véritablement la clé de voûte de tout le système martial du Jeet Kune Do. Il y est privilégié pour sa simplicité, sa vivacité, sa sécurité et sa puissance, pour peu qu’il soit correctement maitrisé.
Malgré son trés court trajet vers la cible, gage de vitesse, il peut être en effet trés efficace s’il est accompagné d’une rotation des hanches et d’un mouvement du poignet juste au moment de l’impact. L’alignement du coup dans le prolongement du visage est indispensable pour une bonne protection générale du haut du corps, qui ne doit jamais perdre sa couverture à la fois de la main d’attaque et de la main en retrait. Cette dernière doit toujours être prête à parer un coup de poing en contre, à saisir, à détourner ou à bloquer. Le poing doit venir frapper le visage franchement de face, en position verticale.

En situation de combat:

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Au corps:

 

 

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A partir de la position de garde, glissez d’un pas vif dans sa direction et tassez le haut du corps comme pour passer sous sa ligne d’attaque; vous vous trouvez alors presque de profil, le visage protégé par l’épaule qui a suivi naturellement le mouvement du bras. La jambe avant se plie légèrement, la jambe arrière reste souple. A l’extension maximum, la main de garde vient en protection de la face tandis que l’essentiel du poids du corps s’est porté sur la jambe avant. L’angle du coup de poing, soit parfaitement horizontal, soit légèrement vers le haut. C’est le meilleur gage de sureté et d’efficacité.

En situation de combat:

 

 

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Contre un adversaire dans la même garde que vous, avancez brusquement vers lui pour lancer un direct au corps; sa réaction va être de vous arrêter d’un direct à la face; détournez alors son coup par une parade haute vers l’intèrieur avec votre main de garde et frappez simultanément.
Contre un adversaire en garde opposée à distance d’attaque, avancez vivement vers lui et lancez un direct du poing avancé vers le visage. Aussitôt qu’il réagit pour assurer sa protection en haussant légèrement sa garde, modifiez la trajectoire du coup pour finir avec un puissant direct du bras avancé au corps.
Vous êtes en bonne position pour enchainer sur une série aux poings, gauche/droite, qui assurera complètement votre avantage.

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A la tête:

 

 

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A partir de la position de garde, entamez une rotation des hanches dans le sens des aiguilles d’une montre. Le poids du corps est légèrement sur la jambe arrière, bien souple. Les épaules suivent le mouvement des hanches, le poids passe alors sur la jambe avançée et le poing se détent naturellement vers la cible tandis que la main avancée vient se replacer en protection du visage.

En situation de combat:

 

 

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Contre un adversaire qui se tient dans la même garde que vous, simulez une attaque violente en direct du bras avançé, avec un déplacement ample vers l’avant, légèrement vers l’extèrieur. L’adversaire réagit en modifiant sa garde de façon à intercepter le coup; juste avant le contact, au moment où votre poing est le plus génant visuellement pour l’adversaire, lancez un direct du bras arrière à la face. Le poing passe juste au dessus de son bras, voire de son épaule.
Contre un adversaire qui se tient dans une garde opposée, simulez une attaque du bras avancé, assez haute, de façon que l’adversaire soit tenté d’écarter votre bras vers l’extèrieur. Aussitôt qu’il bloque, lancez votre direct arrière sur la ligne d’attaque ainsi dégagée. Le mouvement est plus court que sur la feinte précédente et doit être d’autant plus vif.

Au corps:

 

 

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A partir de la position de garde, entamez une rotation des hanches dans le sens des aiguilles d’une montre. Le poids du corps est légèrement sur la jambe arrière, bien souple. Les épaules suivent le mouvement des hanches, le poids du corps passe sur la jambe avancée et le poing se détend naturellement vers la cible tandis que la main avancée vien se replacer en protection devant le visage. Pour un coup encore plus puissant déplacez vous légèrement vers l’extèrieur au moment où part la frappe.

En situation de combat:

 

 

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Contre un adversaire qui se tient dans la même garde que vous, simulez une attaque violente en direct du bras avancé, avec un déplacement ample vers l’avant, qui va obliger l’adversaire à lever sa garde pour venir au contact. Avant celui-ci, pliez rapidement les jambes en prenant un appui net sur la jambe avant et frappez à mi-corps en direct arrière.
Contre un adversaire qui se tient dans une garde opposée, simulez une attaque du bras avancé, assez haute, de façon que l’adversaire soit tenté d’écarter votre bras vers l’extèrieur et rapprochez vous d’un pas pour arriver à distance de frappe. Aussitôt qu’il bloque, lancez votre direct arrière au corps avec un maximum de puissance.
Le mouvement est plus court que sur la feinte précédente mais n’a pas besoin d’être aussi vif que le direct à la face. L’efficacité de ce coup réclame beaucoup de force d’impact et par ailleurs la ligne d’attaque inférieure, à mi-corps, est considérablement plus ouverte que la ligne d’attaque supérieure.

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A partir de la position de garde, le coup de poing de revers se présente comme un mouvement semi-circulaire dont le coude est l’axe central autour duquel le poing va tourner. Suivez votre frappe en basculant le poids du corps sur la jambe avancée tout en vous préparant à détourner de la main en retrait ouverte toue tentative de coup de pied ou coup de poing au corps ou à la tête.

En situation de combat:

 

 

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Contre un adversaire qui se tient dans la même garde que vous, venez frapper ou saisir son bras de frappe pour libérer la ligne d’attaque en avançant vivement vers lui de façon à contrôler sa jambe de frappe de votre jambe tout en préservant votre visage de la main en retrait d’un éventuel coup de poing. Changez rapidement de main pour maintenir le contrôle et simultanément frappez avec le revers de l’autre poing. La main qui contrôle pousse le corps de l’opposant pour bloquer son bras et le maintenir en déséquilibre.
Contre un adversaire qui se tient dans une garde opposée et qui tente d’abaisser votre bras avancé pour s’ouvrir la ligne de frappe, acceptez la pression de son bras et simultanément avancez vers lui vivement pour controler sa jambe tout en vous protégeant de sa frappe éventuelle de la main en retrait. Changez rapidement de main pour maintenir le contrôle et simultanément frappez avec le revers de l’autre poing. Pour plus de puissance, vous pouvez tirer son bras vers vous.

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Le crochet est le coup de poing de base de la distance du combat rapproché. Il est préçis, rapide, parfait pour frapper un adversaire en mouvement, en contre ou sur un enchainement. Le crochet ets un coup dont la puissance certaine vient plus de la vitesse et de l’effet « mèche de fouet » du mouvement que d’une contraction musculaire intense de la force du corps. C’est pourquoi il ne doit pas être trop ample, emprunter une trajectoire trop large, mais plutôt être vif, cinglant, court. Il développe une frappe plus sèche que lourde.
Pour frapper en crochet à partir de la position de garde, commencez par assurer la protection de votre visage avec la main en retrait et levez le talon de la jambe avancée pour pouvoir pivoter facilement. Le poids du corps est nettement sur l’appui avant. Au moment opportun, tournez rapidement sur cet axe, les hanches en premier, tandis que le bras bien maintenu dans sa position de frappe, coude bloqué, suit leur mouvement. La trajectoire du poing est latérale et légèrement ascendante. Au moment de l’impact le poids du corps est repassé en partie sur l’appui arrière. Contractez le poing et l’avant bras juste avant le contact.

En situation de combat:

 

 

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Contre un adversaire qui se tient dans la même garde que vous, placez vous d’un pas vif à distance de frappe et lancez le poing sur une ligne d’attaque infèrieure. L’adversaire amorce une parade basse avec sa main en retrait, aussitôt votre poing s’élève selon la trajectoire du crochet avant, vous soulevez le talon de la jambe avancée, vos hanches et votre pied pivotent, les épaules suivent pour entrer fortement dans la frappe et le poing entre en contact avec le côté de son visage.
Contre un adversaire qui se tient dans une garde opposée, avancez vers lui en pliant nettement les genoux comme pour le frapper au torse par un direct arrière; il baisse alors sa main avant pour venir l’interposer dans la trajectoire du coup supposé, ou même pour tenter de saisir le poignet; enchainez par un crochet avant à la face.

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C’est un coup de contre parfait. Il peut ruiner n’importe quelle volonté offensive en un instant. Sa rapidité exceptionnelle, la simplicité de son exécution la rendent particulièrement complexe à éviter ou à devancer. Rappelons qu’elle possède de plus, une allonge supèrieure à toutes les techniques de poing. En coup d’arrêt, vous compensez son manque de puissance par son effet extrêmement douloureux. L’agresseur s’arrêtera de lui même…N’hésitez pas à saisir toutes les opportunités qui se présentent à vous, abusez-en même, vous le dissuaderez sans doute d’approcher de trop près. Il n’existe pas de coup plus démolarisant pour un adversaire.

 

 

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En situation de combat:

 

 

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Contre un aversaire qui se tient dans une garde opposée, faites preuve tout d’abord de beaucoup de vigilance pour être prêt à une réaction immédiate. Dés qu’il tente de lancer un direct, avancez d’un pas vif, interceptez le bras simplement en gardant la ligne centrale avec votre bras de frappe et continuez le mouvement par une pique aux yeux. La main de garde reste en permanence en protection.

Contre un adversaire qui se tient dans une garde opposée et qui s’engage dans une frappe circulaire, réagissez dès que vous avez perçu l’attaque. Glissez votre pied avançé d’une dizaine de centimètres et frappez dans le même temps son visage de la pointe des doigts. La distance nettement plus courte que votre main aura à parcourir liée à la rapidité de votre réaction, doit vous permettre de toucher votre cible avant que la tentative adverse ne soit devenue dangereuse. Il vous est facile alors de parer.

 




Les textes et photos sont extraits du livre « Bruce Lee ma méthode de combat » aux éditions Budo.

 

 

 




 

 

1 commentaire à “BRUCE LEE  » articles « ”


  1. 0 Michel GENOVESE 29 oct 2010 à 9:26

    Bonjour

    il remarquable votre bLOG dédier au Petit Dragon je vais en inscrire le lien parmis les BLOGS que j’ aimes. Je dédie également une « enquête  » sur sa mort mystèrieuse sur mon propre BLOG venez le vistez quand vosu aurez cinque minute.

    Amicalement
    Michel GENOVESE

    Mon BLOG http://michelgenovese.unblog.fr/ dédier à l’étude du sixième sens et aux résolutions des énigmes de l’ histoire partager le avec vos amis.

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